Les PHC condamnent à nouveau la diffusion de fausses informations et de déclarations incendiaires publiées sur farmlandgrab.org

Fait à Kinshasa, le 22/11/2022

Un article publié sur le site farmlandgrab.org (auteur : Jean-François Mombia Atuku, Président de l’ONG RIAO), le 10 novembre 2022, rapporte de manière mensongère les récentes activités policières et militaires menées à Boteka et Lokutu, en République démocratique du Congo, telles qu’ordonnées par leurs gouvernements provinciaux respectifs.

À Boteka, l’insécurité croissante dans la région avait conduit le personnel des Plantations et Huileries du Congo, PHC en sigle, à être menacé quotidiennement par des organisations de voleurs agressifs qui volent massivement dans les plantations de la société. En raison de cette situation, les PHC ont déposé une plainte contre “inconnu” pour vols et constructions anarchiques auprès du Procureur près la Cour d’Appel de l’Equateur fin avril 2022. Devant l’ampleur de l’insécurité, le Gouverneur provincial et son conseil provincial de sécurité se sont rendus à Boteka pour sensibiliser la population en date du 20 et 21 avril 2022.

Malgré cette visite des autorités provinciales, la situation s’est empirée avec la confiscation des armes de la police par des organisations criminelles locales, ce qui a entraîné une augmentation des attaques armées contre le personnel des PHC et contre les communautés. Ainsi, la société a envoyé une lettre au Gouverneur de la province de l’Équateur et au Procureur général de la République pour demander leur implication dans la recherche de solutions pacifiques à cette insécurité. Après avoir examiné la véracité des plaintes des PHC, le Conseil de sécurité de la province de l’Équateur a décidé d’envoyer une mission conjointe de la Police Nationale Congolaise (PNC) et des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) indépendamment des PHC.

En présentant l’origine du déploiement de la mission sur le site web de farmlandgrab.org, M. Mombia a déclaré que les soldats et les policiers « ont été envoyés par le Procureur général, sur la base d’une demande de la société Plantations et Huileries du Congo (PHC). » Cette déclaration est une déformation des faits car, comme indiqué ci-dessus, la demande des PHC s’est limitée à une sollicitation de l’implication des autorités dans la recherche d’une solution pacifique ; les PHC n’ont ni l’autorité ni le pouvoir de dicter les activités des forces de l’ordre de la RDC. 

La mission mixte a été déployée le 17 septembre 2022 sous l’autorité du Procureur général. La mission a réquisitionné des véhicules et des membres du personnel des PHC pour aider à l’exécution de ses ordres. Au cours des opérations à Boteka, la seule blessure enregistrée parmi les personnes appréhendées a été une blessure accidentelle légère au bras. Le blessé a été soigné dans l’hôpital des PHC.

Relatant cet incident dans son article, M. Mombia invente un comportement violent de la part des policiers et des militaires en alléguant que « le contingent de soldats, de policiers et de gardes s’est déchaîné dans les villages locaux à la recherche de preuves de vol. Les villageois interrogés par RIAO affirment qu’ils sont entrés par effraction dans les maisons, ont arrêté des personnes de manière arbitraire, ont endommagé des biens et ont commis de nombreuses autres violations des droits humains. Selon certaines allégations, ils auraient battu et torturé des villageois, tiré sur plusieurs d’entre eux et les auraient blessés, violé des villageoises et incendié des maisons. » Ces allégations sont totalement mensongères et n’ont été publiées par aucune autre organisation à part RIAO.

À Lokutu, comme le détaille un communiqué de presse publié sur le site des PHC le 28 octobre 2022, la PNC a mené une opération le 25 octobre 2022 pour démanteler un vaste réseau criminel organisé opérant à partir du village de Yakote dans le territoire de Yahuma. Cette action faisait partie des ordres directs du Gouverneur de la province de la Tshopo de rétablir l’état de droit dans la région. Avant l’opération de police, plusieurs chefs communautaires avaient fait part aux autorités locales de leur inquiétude quant à l’insécurité dans la région, et les PHC avaient déposé une plainte auprès des autorités provinciales concernant les attaques violentes et armées contre son personnel.

Par conséquent, l’opération du 25 octobre 2022 était une mission de police ciblée pour démanteler ladite organisation criminelle, dont les membres avaient été identifiés par l’administrateur du territoire de Yahuma le 22 octobre 2022. La police a réquisitionné les gardes industriels des PHC afin de trouver plus facilement où se cachent les criminels. Aucune des personnes arrêtées lors de cet incident n’a été blessée, mais un policier a été légèrement blessé et a été soigné dans l’hôpital des PHC. La police a également récupéré plusieurs armes à feu illégalement détenues par les personnes arrêtées.

Bien que cette mission se soit déroulée sans incident, dans son article M. Mombia a allégué qu’un « contingent lourdement armé de 100 membres de la police nationale et de soldats des FARDC est arrivé pour faire respecter l’interdiction. Ils ont pénétré de force dans les maisons des habitants, procédé à des arrestations arbitraires, détruit leurs biens et leurs maisons et commis de nombreuses autres violations des droits humains ».

L’article écrit par M. Mombia contient de nombreuses allégations erronées et calomnieuses supplémentaires :

  • L’article fait référence à un incident inventé de toutes pièces impliquant le « contingent de policiers nationaux armés, de soldats, de gardes de sécurité de la PHC et de gardes de la société de sécurité privée G4S » le 24 septembre 2022 à Lokutu, ce qui est impossible puisqu’aucune force de l’ordre n’a été déployée avant la réunion communautaire susmentionnée du 22 octobre 2022.
  • L’article déforme un autre incident à Lokutu, où il est affirmé qu’une opération de police violente a eu lieu dans les villages de Wamba et Bongemba le 25 octobre 2022, entraînant l’hospitalisation de plusieurs membres de la communauté. Le véritable événement a eu lieu dans le village de Yakote le 26 octobre 2022, au cours duquel la police a appréhendé sans incident des voleurs bien connus.
  • L’article déclare que « l’entreprise n’offre qu’un nombre très limité d’emplois à temps plein, et la plupart des emplois proposés aux villageois locaux sont des emplois de journaliers, avec des salaires bas qui ne permettent pas de couvrir le coût de la vie. » Cette déclaration est calomnieuse car non seulement les PHC figurent parmi les plus grands employeurs en RDC et respectent pleinement la loi congolaise en matière de salaires dans le secteur agricole, mais aussi parce que les PHC ont mis fin à la pratique des travailleurs journaliers depuis juillet 2021.
  • Enfin, l’article affirme à tort que les PHC tentent de passer outre le processus de médiation de l’ICM qui est en cours avec les communautés, et que l’insécurité actuelle est la raison pour laquelle la médiation n’a pas encore eu lieu. L’ICM n’a publié aucune information concernant la nature des retards dans son processus, et toute tentative par des acteurs externes d’en déterminer la raison est une pure spéculation. Les négociateurs des PHC sont en contact constant avec les médiateurs et les accueillent chaque fois que ceux-ci sont de passage sur les lieux comme ce fut le cas en mai 2022 et en août 2022. Les PHC condamnent fermement toutes les accusations portées contre la société prétendant que les PHC cherchent à établir un processus de médiation parallèle au mépris de la médiation en cours. La société reste fermement engagée dans le processus de médiation et le mènera jusqu’au bout. Cet engagement n’empêche pas aux PHC de continuer leurs efforts de maintenir de bonnes relations avec les communautés et d’organiser périodiquement des réunions avec les leaders communautaires pour échanger sur l’avancement de la réalisation des projets inscrits dans les clauses sociales signées entre les communautés et la société.

La vision des PHC, qui consiste à créer une prospérité partagée grâce à l’agrobusiness, est au cœur de tous les aspects des opérations de la société, et celle-ci continue d’investir fortement dans la création des opportunités dans les régions où elle mène ses activités. Les PHC ont élargi leur programme de développement communautaire en 2022, ajoutant aux plus de 10 millions de dollars déjà investis dans des infrastructures essentielles de logement, de transport, de santé et d’éducation. Les PHC se sont aussi engagées à soutenir le Programme de développement local de 145 territoires (PDL145T) en produisant des semences de cultures vivrières de qualité afin de contribuer à la sécurité alimentaire et à la création d’opportunités d’amélioration du bien-être des populations congolaises.

Les PHC condamnent fermement la déformation grossière des faits relatifs aux activités des gouvernements provinciaux en septembre et octobre 2022, telle que présentée dans l’article écrit par M. Jean-François Mombia Atuku de RIAO-RDC.

Les PHC sont consternées par le fait que le site web FARMLANDGRAB.ORG, géré par GRAIN, n’a une fois de plus pas pris soin de vérifier les faits publiés sur son site web afin de s’assurer de l’exactitude de ces informations.  La société appelle les gestionnaires de ce site web à mettre en place des systèmes de vérification appropriés pour prévenir une future diffusion de fausses informations.

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