En République démocratique du Congo, au cœur du bassin du Congo, la préservation des forêts s’impose comme un enjeu environnemental majeur à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, Plantations et Huileries du Congo (PHC) développe un modèle agricole fondé sur un principe clair : planter et produire sans recourir à la déforestation.
Cet engagement s’inscrit dans la politique de gestion durable de l’entreprise qui encadre l’ensemble de ses opérations sur le terrain. Loin d’être une initiative récente, cet engagement constitue aujourd’hui un pilier structurant de la gouvernance de PHC, et se traduit concrètement dans l’ensemble de ses opérations.

Une politique de gestion durable fondée sur le principe de « zéro déforestation »
PHC applique depuis 2017 une politique stricte interdisant toute conversion de forêtsen plantations agricoles. Le principe de zéro déforestation, inscrit dans sa politique de gestion durable, constitue une règle opérationnelle qui guide l’ensemble des décisions liées à l’utilisation des terres.
Dans les faits, l’entreprise ne développe aucune nouvelle plantation au détriment des forêts. Toutes les activités agricoles sont réalisées sur des terres déjà exploitées ou sur des zones anciennement utilisées et aujourd’hui dégradées.
Selon Tonesse Eguba, Directeur du département ESG (Environnement, Social, Gouvernance) chez PHC, cette approche est appliquée de manière stricte sur le terrain :
« Le principe de zéro déforestation est respecté dans toutes nos opérations. Nos activités de plantation se limitent exclusivement aux zones déjà exploitées ou aux anciens blocs. Les forêts présentes dans nos concessions sont intégralement préservées et ne font pas partie de notre périmètre d’exploitation. », affirme-t-il.
Sur l’ensemble des concessions de PHC, qui couvrent plus de 100 000 hectares, près de 30 % des terres sont exploitées pour la culture du palmier à huile, tandis qu’environ 70 % sont constituées de forêts. Ces forêts ne sont pas exploitées et jouent un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité et l’équilibre écologique des zones concernées.

Un modèle agricole responsable : réhabiliter les terres pour limiter la pression sur les forêts
Dans le cadre de sa politique de gestion durable, PHC privilégie la réhabilitation des anciennes plantations plutôt que l’ouverture de nouvelles surfaces agricoles. Certaines zones ayant été exploitées par le passé puis abandonnées sont progressivement remises en production.
Cette approche permet d’optimiser l’utilisation des terres déjà transformées tout en évitant toute expansion vers les forêts naturelles. Elle s’inscrit dans une logique d’intensification durable, où la croissance de la production repose sur l’amélioration de l’existant plutôt que sur l’extension des superficies cultivées.
Comme le souligne Tonesse:
« Lorsque nous procédons au replanting, nous intervenons uniquement sur des anciens blocs qui ont déjà été exploités. Ces zones peuvent être restées en friche pendant plusieurs années, mais elles font partie de notre historique agricole. Nous ne convertissons jamais de nouvelles forêts pour ces opérations. »
En parallèle, PHC met en œuvre des pratiques agricoles durables à toutes les étapes du cycle de production. L’entreprise travaille notamment à l’amélioration continue de son matériel végétal, à une utilisation plus responsable des engrais et à une gestion optimisée des sols afin de préserver leur fertilité sur le long terme.
La valorisation des résidus agricoles est également intégrée dans les opérations, contribuant à réduire les déchets et à renforcer l’efficacité globale du système de production. À travers ces pratiques, PHC cherche à concilier performance agricole et responsabilité environnementale, en réduisant son empreinte écologique tout en maintenant un niveau de productivité élevé.

Sensibilisation des communautés locales à la protection des forêts
Au-delà de ses activités agricoles, PHC accorde une importance particulière à la sensibilisation des communautés locales vivant autour de ses concessions. L’entreprise mène régulièrement des actions d’information et d’éducation environnementale afin de renforcer la compréhension des enjeux liés à la protection des forêts.
Chaque année, à l’occasion de la Journée internationale des forêts célébrée le 21 mars, des activités sont organisées par PHC dans les écoles et les villages. Ces initiatives visent à encourager les bonnes pratiques environnementales et à promouvoir la préservation des ressources naturelles auprès des populations locales.
Ces actions de sensibilisation s’accompagnent également de campagnes de plantation d’arbres, mises en œuvre dans plusieurs communautés et établissements scolaires, contribuant ainsi à renforcer la dynamique locale de reforestation et de protection de l’environnement.
« La protection de l’environnement ne concerne pas uniquement PHC, elle implique aussi les communautés locales. À l’occasion, nous organisons des activités de sensibilisation sur nos sites pour rappeler l’importance de préserver les forêts. Nous réalisons également des plantations d’arbres avec les écoliers dans un cadre symbolique et éducatif. » indique Tonesse Eguba.
Des projets de développement communautaire pour des alternatives économiques durables
Consciente que la protection des forêts ne peut être durable sans solutions économiques adaptées aux réalités locales, PHC développe depuis 2017 des projets de développement communautaire dans les zones situées autour de ses concessions.
Ces initiatives, principalement axées sur l’agriculture, incluent notamment des projets de cultures vivrières comme le maïs, le riz ainsi que le développement d’activités maraîchères. Elles visent à offrir des alternatives concrètes aux pratiques dépendantes de l’exploitation forestière, en permettant aux communautés de diversifier leurs sources de revenus et de renforcer leur sécurité économique.
Au-delà de la mise à disposition de semences, PHC accompagne ces projets par un appui technique, incluant des formations et un encadrement adapté, afin de garantir leur efficacité et leur durabilité dans le temps.
Cette approche s’inscrit dans une logique de développement intégré, où la préservation de l’environnement est étroitement liée à l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
Comme l’explique Tonesse Eguba :
« La sensibilisation est essentielle, mais elle ne suffit pas à elle seule. Pour avoir un impact réel, il est indispensable de proposer des alternatives concrètes aux communautés. Si nous leur demandons de protéger les forêts sans leur offrir d’autres opportunités économiques, les résultats resteront limités. C’est pourquoi nous développons des projets générateurs de revenus durables, en dehors de l’exploitation forestière. »
En intégrant le principe de zéro déforestation dans sa politique de gestion durable, PHC affirme ainsi un modèle de développement fondé sur l’équilibre entre production agricole, protection des forêts et engagement communautaire. En combinant réhabilitation des terres, pratiques agricoles durables, protection de la biodiversité, sensibilisation et développement local, l’entreprise entend contribuer à la préservation du bassin du Congo tout en soutenant une croissance économique responsable.