Kinshasa, 20 février 2026 – Une étape déterminante a été franchie au Centre Boboto à Kinshasa. Sous l’égide du Mécanisme Indépendant des Plaintes (Independent Complaint Mechanism – ICM), les parties prenantes ont officiellement acté la clôture du processus de médiation engagé entre Plantations et Huileries du Congo (PHC) et les communautés riveraines vivant à proximité de ses sites d’exploitation à Lokutu (province de la Tshopo), à Boteka (province de l’Equateur) et à Yaligimba (province de la Mongala).
Cette décision marque la transition d’une phase de médiation vers une nouvelle étape consacrée à la mise en œuvre et au suivi des engagements convenus. Les représentants des autorités provinciales, présents à cette réunion, ont réaffirmé leur engagement à veiller à la protection effective des intérêts des communautés et à accompagner cette nouvelle étape dans un esprit de responsabilité partagée.

Un processus de dialogue structuré et responsable
Le processus de médiation de l’ICM a été initié en 2018 à la suite d’une plainte déposée par l’ONG RIAO-RDC, agissant au nom des communautés locales, auprès des banques européennes de développement qui finançaient PHC à l’époque où la société était sous la gestion du Groupe Feronia. Les institutions financières concernées ont saisi l’ICM afin de faciliter une médiation indépendante entre les parties.
L’objectif de ce mécanisme était d’instaurer un cadre de dialogue structuré, de favoriser la compréhension mutuelle et de contribuer à la résolution durable des différends.
À la suite du changement d’actionnariat intervenu en 2020 et du désengagement financier des banques européennes de développement, le processus de médiation ne constituait plus une obligation formelle. Néanmoins, la nouvelle gouvernance de PHC, soutenue par ses actionnaires, a volontairement choisi de poursuivre la médiation afin de consolider la confiance, d’intégrer les préoccupations des communautés et de promouvoir un climat de stabilité sociale indispensable au développement durable de l’entreprise et de son environnement.
La médiation a abouti à la publication d’un rapport final en août 2024, puis à la conclusion d’accords de cohabitation pacifique en décembre 2024, sous la facilitation des Gouverneurs des provinces de l’Équateur et de la Tshopo.

Mise en place d’un mécanisme indépendant de suivi des accords
Lors de la réunion tenue le 19 février 2026, les participants ont reconnu que la phase de médiation était formellement achevée et qu’elle laissait place à la mise en œuvre complète des engagements contenus tant dans les accords issus de la médiation de l’ICM que dans ceux facilités par les autorités provinciales.
Afin de garantir un suivi transparent, crédible et inclusif, un mécanisme indépendant de suivi des accords a été institué :
- Le mandat de suivi est confié à l’ONG RIAO-RDC, à l’origine de la plainte ayant conduit à l’activation du mécanisme de médiation ;
- RIAO-RDC travaillera en collaboration avec d’autres organisations de la société civile locales, notamment CADAP, MUDEV, ANPS et d’autres structures représentatives, sous réserve de validation par les communautés concernées et par PHC.
Le Comité de Suivi des Accords (CSA) aura pour mission principale de veiller au respect des engagements pris par les parties et de produire des rapports réguliers destinés aux parties prenantes concernées.
Ce dispositif vise à renforcer la redevabilité, à promouvoir la transparence et à consolider la confiance entre l’entreprise et les communautés.

Un engagement renforcé en faveur du développement local
Depuis 2021, PHC a engagé une transformation structurelle de sa gouvernance et de ses relations communautaires. Au-delà du respect des engagements sociaux antérieurement pris, l’entreprise a intensifié ses investissements dans des secteurs essentiels au développement local :
Santé : PHC exploite un réseau de quatre hôpitaux totalisant environ 500 lits, au service des populations de Lokutu, Yaligimba et Boteka. Des améliorations significatives ont été apportées à la qualité des soins. Plusieurs centres de santé publics ont également été réhabilités afin de renforcer l’accès aux soins primaires en milieu rural.
Éducation : Quarante-six établissements scolaires ont été réhabilités, permettant d’améliorer l’accès à l’éducation pour plus de 15 000 enfants dans les zones d’intervention de l’entreprise.
Infrastructures : Des ponts ont été réhabilités et des routes de desserte agricole restaurées afin de désenclaver les zones rurales, faciliter la mobilité des personnes et des biens, et soutenir les échanges économiques locaux.
PHC exprime sa profonde gratitude à l’ensemble des parties prenantes ayant contribué au processus de médiation et se félicite de la poursuite d’un partenariat constructif et responsable dans le cadre de la mise en œuvre effective des accords conclus.
